L'allergie aux protéines du lait de vache : difficultés de prise en charge à long terme des formes persistantes
Mots-clés :
Enfant, Tests cutanés, Immunoglobuline E, Test de provocation, Désensibilisation, Tolérance immunitaireRésumé
Introduction : Les formes persistantes de l'allergie aux protéines de lait de vache (APLV) IgE médiée posent un problème de prise en charge à long terme. Les nouvelles techniques d'induction de tolérance sont susceptibles de modifier leur évolution. Nous nous sommes proposés de décrire les aspects cliniques et évolutifs des formes persistantes de l'APLV chez l'enfant et de relever les difficultés de leur prise en charge. Méthodes : Étude descriptive menée sur 13 ans (2008-2020) au service de Médecine Infantile B, analysant les dossiers de tous les patients suivis pour APLV IgE médiée persistante. Résultats : Dix-sept enfants ont été colligés. L'âge moyen au diagnostic était de 4 mois (0,5 à 12 mois). Les manifestations étaient cutanées (16 cas), digestives (10 cas) et respiratoires (3 cas). Les pricks tests étaient positifs dans 14/16 cas et les IgE spécifiques dans 11/13 cas. Trois patients ont eu une réintroduction hospitalière confirmant l'acquisition de tolérance. Douze patients ont suivi une immunothérapie orale permettant l'acquisition d'une tolérance chez 11/12. Deux patients avaient une forme sévère ne permettant pas la réintroduction. L'âge moyen d'acquisition de la tolérance était de 6,47 ans (3,6 à 12,5 ans). Conclusion : L'immunothérapie orale, seul traitement modifiant le pronostic de l'APLV, devrait être entreprise dès la confirmation du diagnostic d'APLV IgE médiée afin de faciliter l'acquisition de tolérance.Téléchargements
Publiée
2025-12-31
Numéro
Rubrique
Mémoire original
